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Les aventures d'Anna la gothique 9





Amitié une et multiple


Ah, l'amitié ! Encore un sujet sacré parmi tant d'autres ! Qui je sens risque d'en irriter plus d'un ! Bah de toutes façons dans ce bas monde on ne peut pas plaire à tous, "so here we go" !
L'amitié, ça a tous les sens possibles du terme, et aucun à la fois. Tout dépend ce que vous pouvez en penser n'est-il pas ? Selon les personnes, cela peut aller du simple "bouche-trou" (terme abhorré par chez moi) à l'ami(e) le/la plus proche et complice qui soit de vous ! L'amitié n'est donc que ce qu'on en fait et ce qu'on en pense.

Comment expliquer ces affinités qu'on peut avoir avec certaines personnes, et d'autres qui nous repoussent ? Il y a tellement d'explications que je ne tenterais pas de toutes les énumérer. Toujours est-il que pour la majorité des gens, c'est un lien un peu magique et mystérieux qu'on ne peut pas toujours expliquer, ni un tant soit peu éclaircir. Par exemple, comment a-t-on pu devenir ami avec une personne opposée à nous sur tous les points ? Ca arrive pourtant !

Le prendre trop au sérieux ou par-dessus la jambe, dans les deux cas, il reste un point commun : l'homme de manière générale a besoin de vivre en société, au contact de ses vis-à-vis. Il me semble que l'amitié est le seul échange dans lequel l'être humain n'est pas obligé donner et recevoir quelque chose de concret. Je m'explique : au travail il faut fournir des efforts pour recevoir sa paye, dans un couple et dans une famille, un échange d'amour et de services pour que les relations tiennent.

Dans une relation amicale c'est différent. Il peut y avoir une période où l'une des personnes donne tout à l'autre sans réclamer quoique ce soit en échange. Qu'il y ait un pilier et une maison qui menace de s'écrouler. Là je ne parle que du niveau relationnel. (Tout ce qui concerne les dettes d'argent entre amis je ne le compte pas dans la définition ci-dessus.) Il y a des échanges aussi bien sûr parce qu'une relation à sens unique ne marche jamais. Mais ces échanges peuvent être extrêmement différés, ce qu'on ne verra jamais dans le monde du travail : ne pas bosser du mois et avoir quand même sa paye !

J'ai déjà essayé de sympathiser avec des démons. Imaginez, ces créatures à la peau couverte de plaies purulentes, leurs pupilles de chat, et quand elles sourient, leurs dents aiguisées faisant froid dans le dos... Leur cruauté aussi aiguisée que leurs griffes, et leur méchanceté aussi pointue que leurs cornes... Chose étrange ça n'a jamais marché ! Ils essayaient toujours d'avoir des relations pour le moins sado masochistes avec moi. J'ai fini par ne plus insister. Conclusion, l'humanité a quand même ses bons côtés !

Je n'aime pas ces gens qui ne voient dans l'amitié qu'un moyen calculé pour arriver à leurs fins malaisées ! Manipuler leurs amitiés pour les faire s'entredéchirer, ou juste pour leur tirer de l'argent... Ceux-là fuyez les comme la peste réincarnée ! Bon j'arrête là mes assonnances en "é" !

Juste une petite dédicace à une amie avec qui j'ai traversé moult tempêtes... ma petite Baïra ! Et une pensée pour tous les autres aussi, ils se reconnaîtront...

N'allez jamais fausser
Une véritable amitié...
Ou vous le regretterez !


Note du 29 octobre 2004

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Les aventures d'Anna la gothique 8





Hypocrisie, lâcheté = souvenirs de Terminale...



L'hypocrisie et la lâcheté sont deux des pires fléaux de l'humanité. On peut tout essayer pour lutter contre, rien n'y fait. Les personnes qui y ont recours se cachent derrière plusieurs paravents et trouvent toujours un moyen de s'en sortir : seule solution pour les faire tomber, il faut les avoir à l'usure...
Ces personnes m'ont toujours sidérée. Pourquoi ? Parce qu'elles se compliquent incroyablement la vie ! Ce serait tellement plus simple d'être courageux et de dire en face les choses qu'elles pensent tout bas ! Plutôt que de tout cacher et de s'empoisonner avec ses non-dits et ses mensonges ! C'est un vrai cercle vicieux (une des meilleures créations de Satan, je l'avoue, je l'admire pour ça !) : plus elles s'enferment dans leurs mensonges, moins elles ont l'envie et le courage de s'en sortir. C'est toujours plus confortable de rester sur sa position que de tout risquer à tout perdre pour la vérité.

Le culte du mensonge... Plus le temps passe sur cette maudite planète, plus celui-ci s'étend. Etrange pour uen gothique sataniste sur les bords de vouer une telle adoration... à la vérité ! C'est sans doute parce que le mensonge ne m'a jamais servie dans ma vie, a contrario de la vérité. Pourquoi ?
On peut croire que le mensonge et la calomnie sont plus forts parce qu'ils sont traîtres. Pas toujours à tort, c'est vrai. Ca va faire un peu cliché, mais la vérité peut "facilement" gagner à certaines conditions : avoir des preuves, et une grande patience. Ayant ébranlé l'adversaire une première fois avec vos preuves, attendez ensuite. Il tentera de se reconstruire avec ses mensonges, mais ceux-ci seront confrontés dans sa tête à vos preuves, et ça finira par clasher.
Après, vous pouvez vous servir du mensonge, si vous vous en sentez capables. Ca n'est pas donné à tout le monde. Je n'ai essayé qu'une fois à "grande échelle" l'année dernière. Et ça a failli me briser : me mentir à moi-même ne me réussit pas ! Méfiez-vous, donc, du mensonge : il détruit ou réduit peut-être les personnes autour de vous, mais il vous touche aussi d'une certaine manière.

C'est un vrai sport dans lequel je n'excelle pas du tout, mais ce n'est pas bien grave : dans le monde qui m'entoure, il doit bien y avoir des gens pour rattraper ma nullité ! Et vice (sans mauvais jeu de mots bien sûr !) versa en ce qui concerne le sport de la vérité dans lequel j'assure, bien plus périlleux à mes yeux. Pourquoi ?
Justement parce que c'est bien plus dangereux.
"Il n'est désir plus naturel que le désir de connaissance. Nous essayons tous les moyens qui peuvent nous y mener. Quand la raison nous fait défaut, nous y employons l'expérience, qui est un moyen plus faible et moins digne ; mais la vérité est chose si grande, que nous ne devons dédaigner aucune entremise qui nous y conduise." (Montaigne, De l'expérience)


Parce que trouver la vérité
Ou l'exercer n'est pas chose aisée.



L'adage dit que toute la vérité n'est pas bonne à dire, il me semble plutôt que toutes les oreilles ne sont pas formées pour accueillir la vérité comme il se doit. Certaines se complaisent davantage dans le mensonge parce qu'il est toujours plus plaisant à écouter. Et il faut apprendre à détecter ces personnes capables d'accueillir la vérité à sa juste valeur, autant mentir aux autres, ne pouvant de toutes manières pas écouter comme il se doit la vérité !

Oups tout ça, ça fait très religieux gloups. C'était pas voulu ! Bon enfin, je compte pas créer de secte ni tout ça hein d'accord ?

Bon ben m'en vais aller sacrifier Pinnochio à mon seigneur et maître le Diable !


Note du 25 octobre 2004

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Extrait littéraire portant à réflexion...


Squelette: Vaut-il mieux avoir le squelette à l'intérieur ou à l'extérieur du corps ?
Lorsque le squelette est à l'extérieur, il forme une carrosserie protectrice. La chair est à l'abri des dangers extérieurs mais elle devient flasque et presque liquide. Et lorsqu'une pointe arrive à passer malgré toute la carapace, les dégâts sont irrémédiables.
Lorsque le squelette ne forme qu'une barre mince et rigide à l'intérieur de la masse, la chair palpitante est exposée à toutes les agressions. Les blessures sont multiples et permanentes. Mais, justement, cette faiblesse apparente force le muscle à durcir et la fibre à résister. La chair évolue.
J'ai vu des humains qui avaient forgé grâce à leur esprit des carapaces "intellectuelles" les protégeant des contrariétés. Ils semblaient plus solides que la moyenne. Ils disaient "je m'en fous" et riaient de tout. Mais lorsqu'une contrariété arrivait à passer leur carapace les dégâts étaient terribles.
J'ai vu des humains souffrir de la moindre contrariété, du moindre effleurement, mais leur esprit ne se fermait pas pour autant, ils restaient sensibles à tout et apprenaient de chaque agression.

Edmond Wells,
Encyclopédie du savoir relatif et absolu.
Extrait de Les Fourmis de Bernard Werber


Je trouve la deuxième partie de cet extrait très intéressante (histoires de carapaces et de sensibilité exacerbée). Dans le sens où, quand on a dans son entourage des gens des deux personnalités et qu'on fait nous-mêmes partie d'un des deux groupes, on peut vérifier à quel point cela peut être vrai.
Pour résumer, jusqu'à il y a quelques années je faisais partie de ces gens dont l'armure était épaisse, mais une fois percée, les pertes étaient catastrophiques.
Et puis je suis passée de l'autre côté de la barrière. Et c'est vrai que Werber a raison : on se prend plus de coups, mais on apprend de chaque agression, et au final, on est plus fort sans carapace qu'avec.

Je pense notamment à certaines personnes qui m'ont dit et prétendu soit qu'elles étaient "invincibles", soit qu'elles n'avaient jamais de graves problèmes. Je les ai vu quelques fois dans des situations graves, et c'est là que j'ai réalisé qu'en fait elles étaient bien plus fragiles que moi.
Peut-être qu'elles, prennent pitié à savoir que parfois moi et mes congénères pouvons si facilement péter les plombs. Mais cela importe peu. Au moins on se relève toujours. A l'inverse d'elles, qui, vivant une expérience traumatisante, ont toutes les peines du monde à la surmonter !

En conclusion : Mieux vaut se croire un peu faible que trop fort (et donc "invincible") ! Parce que ça fait tout simplement moins de dégâts...


Note du 25 octobre 2004

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Les aventures d'Anna la gothique 7





Qu'est-ce que l'amour ?



Il fait encore nuit, je prend le RER. Je me dis que ça ressemblerait à ça, l'Apocalypse, quand ça arrivera ! Un ciel toujours noir, la nuit 24 heures sur 24. Ce serait génial ! Des créatures maléfiques partout ! Mes amis démons et maudits, âmes errantes lâchées sur ces pauvres créatures que sont les êtres humains ! Pourquoi avoir toujours peur de ce que l'on ne connaît pas ? L'humanité est tellement pervetie (eh eh !) que ça se trouve, même le pire des démons (que je n'ai hélas pas la grande joie de connaître) serait un ange comparé au meilleur élément des humains ! J'espère y assister, et en même temps, y échapper. Et si mes frères démons dans leur soif de sang ne me reconnaissaient pas ? Autant de questions que je me pose ! Bred, ce n'était pas de ça dont je voulais vous parler mais de l'amour. Oui, ce grand mythe dont tout le monde rêve au moins une fois dans sa vie.

En passant des plus pessimistes aux plus optimistes, voilà les réponses :
1/L'amour ? Qu'est-ce que c'est ? Ca n'existe pas ! Les gens confondent avec la passion sexuelle du début ! Ceux qui restent ensemble, en réalité, ce n'est pas par amour, mais par lâcheté, ils ont peur d'aller voir ailleurs !
Oui mais, comment expliquer ces couples qui 10 ans après s'entendent toujours aussi bien quoique différemment, et dont la complicité (au bas mot) est aussi criante de vérité qu'au début ?
2/L'amour ? C'est les âmes soeurs, pour l'éternité ! Elles se sont déjà aimées dans des vies antérieures et se retrouvent dans cette vie. cependant, il n'est pas faicle de la trouver...
Oui d'accord, mais là euh, comment dire... non !

Il faut savoir trover son juste milieu, quand même ! Je parie que vous voudriez savoir mon avis là-dessus n'est-ce pas ? Eh eh - rire démoniaque - ! Bon d'accord !
L'extrême pessimiste, je le trouve justement trop pessimiste à mon goût, réduire l'humanité à cette échelle, ça vaut pas le coup, autant ne pas avoir de conscience et être une bête en rut pendant les saisons amoureuses comme certain de nos amis les animaux, voilà tout !
Quant aux âmes soeurs, ça me paraît trop beau pour être vrai.
Pour être réaliste et en accord avec moi-même, je dirais que dans la vie, on peut avoir plusieurs amours différents. Par exemple, les deux plus classiques : le passionnel et le tendre.

Pour l'instant, je n'en ai eu que deux : l'amour adolescent, et mon amour en cours pour mon Pingouin des étoiles (ah oui et un ersatz trompeur sur lequel je ne m'apesentirais pas !).
Au fait, il y a un truc infaillible pour reconnaître les couples d'amoureux (enfin, il peut y en avoir plusieurs) : il y a cet espèce de lien magique qui les réunit, cette complicité qui se voit dans leurs gestes et dans leurs regards. En fait, je ne connaissais que ce type de couple jusqu'à récemment.
Il n'y a rien de plus étrange que d'avoir en face de soi et à fréquenter journalièrement un couple qui n'en est pas vraiment un. Le plus étrange c'est de voir qu'il ne va qu'à sens unique, un peu comme si un enfant jetait un ballon dans un mur au lieu de faire des échanges avec un autre enfant. Comment l'enfant qui envoie son ballon dans le mur peut-il supporter de se reprendre toujours le ballon dans la tête de la part du mur ?

On se sent toujours un peu triste dans ce genre de cas. Parfois coupable, ou même hargneux et méprisant quand on a de l'affection pour l'enfant qui envoie le ballon dans le mur... Il ne faut cependant pas oublier de ne pas perdre le peu d'objectivité qu'on peut avoir...


Envoyez chier les murs
Même s'ils ont la tête dure !

Bon je m'en vais aller sacrifier un bébé à Satan pour que tout se passe bien...



Note du 20 octobre 2004

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Envie de pleurer





Envie de pleurer
De tout abandonner
De tout planter là
De faire n'importe quoi.

Aller fracasser la vaisselle
Sagement rangée dans les étagères
Jusqu'à en tremper ses aisselles
Ne plus se dire qu'elle se "gère"...

Rage d'exister
Ras le bol de devoir toujours prouver
Aux autres ses pensées
Par leur scepticisme plus qu'énervée.

Plus que marre d'étouffer
Dans cette famille de coincés
Qui privilégie sans l'assumer
Les enfants de la virilité.

Toujours devoir se battre
Pour devoir obtenir une pseudo égalité
Ah c'est beau la fraternité !
Ca vous laisse un goût âcre...




Allez vous faire foutre, machistes féminins comme masculins !



Note du 17 octobre 2004

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Efforts illusoires et sans espoirs




Son coeur bat douloureusement
Dans sa poitrine sourdement
Chaque fois qu'il la voit
Il ne sait plus, il ne sait pas

Où il en est dans ses sentiments.
Il fait tout pour faire semblant
Mais tout dans son comportement
Montre son inutile acharnement.

Il voudrait pouvoir être sûr
Dans ses décisions si dur
Mais c'est plus fort que lui
Son indécision le pourrit.

Ses yeux, sa silhouette, sa bouche
Chaque fois réduisent à néant ses efforts
Il croit pouvoir résister mais il a tort
Car chaque aperçu d'elle dans son coeur fait mouche.

Pourquoi continuer à croire
Que l'ignorer est son seul espoir
Pendant ce temps elle continue son chemin
Il attend toujours, et trop tard pour demain...




PS à mes lecteurs masculins : si l'un d'entre eux croit se reconnaître, qu'il déchante très vite : ce poème est adressé à plusieurs personnes à la fois...


Note du 16 octobre 2004

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Les aventures d'Anna la gothique 6





Mes deux précédentes aventures ayant été plutôt tristes et sombres (et bien trop sérieuses !), j'ai décidé de faire quelque chose de plus gai et drôle cette fois-ci.
La folie de l'être humain. Oui, certes, cela peut paraître bien lugubre mais, étant moi-même bien déragnée, ça me fait au contraire beaucoup rire.
Tenez par exemple, ces personnes qui se barricadent dans leurs maisons, situées dans une campagne calme et silenceuse, alors qu'elles connaissent par coeur chaque bruit de leur environnement : qu'en pensez-vous ? Sont-elles psychotiques, ont-elles raison ? Pourquoi se couper du monde alors que ce monde de proximité est sans grands dangers ? Voilà pourquoi il faut faire attention au bourrage de crâne des media ! Je vous le dis, ce sont des succursales de Satan ! Et pour une fois, je ne suis pas d'accord avec lui ! Après tout, je me vois bien aller taper sur un cambrioleur qui tente de me voler quelque chose, c'est une chouette manière de faire connaissance !

Quoi encore ? La paranoïa ! Ces gens qui croient voir des choses qui n'existent pas. Ou qui pensent trop (ça peut m'arriver, mais non seulement j'assume, mais en plus je gère ! Et c'est toujours mieux que de ne pas ASSEZ penser...), et pour certains qui ne savent pas se contrôler, ça dégénère. Ca me fait toujours rire quand j'etends quelqu'un qui croit savoir quelque chose et qui se trompe sur toute la ligne. Les pires phénomènes sont les paranoïaques agressifs. J'en connais quelques-uns et c'est toujours très drôle de les voir agresser les gens sans raison valable. C'est tout de suite moins drôle quand ça me tombe dessus ! Il n'y a aucune solution avec eux. Si vous ne tentez pas de les rassurer, ils se disent qu'ils ont raison, si vous tentez de les rassurer, ils vous suspectent de mentir. Ces cas particuliers m'intéressent beaucoup, et je crois que si j'avais fait des études en psycho, je me serais spécialisée dans la paranoïa !

Je crois que le summum c'est quand même l'attitude des gens dans le métro. Le visage fermé, les traits tirés ver s le bas, les yeux fixés sur leurs pieds ou sur un livre. Certains vont jusqu'à s'enfermer dans la musique pour empêcjer toute tentative de conversation. Stop ! Votre voisin n'est pas toujours un serial killer qui, si vous engagez la conversation avec lui, ne va pas forcément vous suivre et vous assassiner dans la première petite ruelle venue ! Le nombre de fois où je souris dans le métro, je ne les comptes plus. Etrange, n'est-ce pas, venant d'une gothique ! Ca rassure les gens, ils se disent qu'ainsi, je ne les sacrifierai pas à Satan !


Quand on a une araignée au plafond
Il ne faut pas prendre les autres pour des cons !



Note du 16 octobre 2004

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Les aventures d'Anna la gothique 5




Le navire n'est pas grand et les souris peu nombreuses. Le navire a plus de trous que de gruyère, alors les souris s'enfuient. J'en fais partie, et je peux vous dire qu'on est pas loin de la débandade. Le fragile mousse a beau essayer de boucher les troucs, le capitaine est devenu fou, et tire au canon dans les parois du navire. Curieusement, il ne semble pas assez courageux pour assumer sa folie, et le fait de nuit, quand le mousse dort. Et quand le jour se lève, le capitaine se précipite sur le mousse en s'écriant qu'il y a de nouveaux trous dans la coque ! Comportement quelque peu schizoïde qui, en tant que souris, m'échappe un peu.

J'essaie sans succès de comprendre pourquoi le capitaine, qui semblait s'être attaché au bateau lors de son dernier voyage, tiens tant à le détruire pour ce voyage-là. Que s'est-il passé pendant l'escale ? Moi j'étais partie avec mes amis rats des villes faire la fête. En tant que souris, j'entends beaucoup de conversations, mais pas toujours complètes et sincères, c'est un problème. Car à partir de ce moment, comment correctement interprêter ce que j'entends et ce qu'on me dit ? Tel est le problème.

Voilà la fin d'une métaphore filée que j'ai eu plaisir à écrire. A chaque fois que je pense à cette affaire, j'ai l'âme qui s'habille de noir, et le coeur qui se hérisse de pointes. C'est la première fois que j'ai l'occasion d'être confrontée à autant de sentiments négatifs et de mauvaise foi regroupés de la part d'autrui. Le plus frustrant, c'est de ne pas avoir le choix, de devoir subir sans pouvoir vraiment agir. Observer la lente descente en enfer (bienvenue chez moi !) du capitaine et du mousse (un ange), la naïveté dudit mousse qui a une fois sans limites envers son chef, et qui ne se rend pas compte que le navire n'a plus d'avenir. Pauvre mousse qui ne voit pas que les rares matelots encore sur le pont ont, pour certains, déjà trouvé un autre boulot ailleurs !

Il ne restera plus qu'au fidèle mousse à faire interner son "grand capitaine", et à devenir un homme, pour exercer par la suite le métier de matelot !

Triste fin à une histoire qui, au tout début, n'avait pas si mal commencé !


On dit toujours :
Araignée du matin chagrin
Araignée du soir, espoir...
Voilà un proverbe qui ici se contredit...


Note du 14 octobre 2004

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Cerveau manipulé





Les informations défilent
Dans le cerveau elles sont triées
Chaque fois les minutes filent
Gérées, parfois à la criée.

Tout ceci est bien organisé
Sur des étagères, calmement posé
Quelqu'un essaie de tout déranger
Les rayons, vidés et renversés.

Cette personne n'a pas remarqué
Que les étagères étaient bien fixées
Le cerveau ne se laissera pas abuser
Par des informations erronées.

Rodé à manipuler les intoxications
Le cerveau cherche la faiblesse
Pour lancer d'une tirade vengeresse
Une série de terribles imprécations.

Mais après grande réflexion
Il préfère laisser dans le silence
Cette personne pleine de tensions
Pour ne pas lui faire savoir ce qu'il pense.

Car il sait que dans ce genre de cas
Il n'y a rien de pire que de ne pas
Savoir ce qui se pense, ce qui se passe
Que l'assurance de cette personne trépasse !


Note du 14 octobre 2004

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Les aventures d'Anna la gothique 4




(Changement d'image... pour les connaisseurs de cette BD, un clin d'oeil au passage !)



Journée mystique



Aujourd'hui est un jour un peu singulier. J'avais prévu d'aller me laver de mes puretés avec l'Oiselle à la piscine, et voilà qu'il faut un bonnet (que nous n'avions évidemment pas !). Me voilà donc trop propre mentalement, j'ai un besoin urgent d'un baptème salissant ! Baptème salissant psychique qui est d'ailleurs en train de se jouer et qui sera complet demain matin quand je prendrais ma douche (Vive les gels douche Petit Marseillais) !

C'est étrange... je suis en pleine période de changement en ce moment, et je me rend compte que cela touche aussi quelques personnes de mon entourage. J'apprends des tas de choses que bien sûr je garde pour moi (confiance et confidentialité obligent !). Prise de conscience de la réalité, devinettes maléfiques dont j'ai à chaque fois la réponse grâce à mon sixième sens (j'ai prêté mon âme à Satan pour l'avoir !). C'est fou ce que c'est agréable de voir le fruit de ses pensées et réflexions se concrétiser devant soi !

Se sentir à la fois si forte et si faible, somme de l'intelligence et de la condition humaines, ce n'est pas tous les jours facile à vivre. Le plus dur est de trouver son équilibre, et après de le transmettre aux autres. Moi mon équilibre est pour le moins étrange : je suis une athée finie et une sataniste convaincue. Pas de bien, que du mal. Ou, si, du bien, beaucoup de bien, oui, mais pour moi - rire satanique -.


Du bout du nez je hume
Ce qui sort de ma plume


Hellgirl est sur la place, prenez garde mécréants, elle n'aura aucune pitié envers vous ! Elle vous foudroyera de son regard ardent (ah euh oui, c'est vrai, j'ai les yeux verts, pas rouges !), vous hypnotisera par le balancement tentateur de ses hanches, et vous fera mourir... de rire, de douleur, de peur, ou de plaisir. Selon les personnes.

Note du 13 octobre 2004

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