feline

Tendresse à l'échappée




Pas un regard en arrière


Une note de tendresse
Dans un monde de brutes épaisses
Sur vos têtes vos cheveux se dressent
Dans ce monde envahi de paresse...

Un gentil câlin
Comme ça l'air de rien
Dans un monde de bourrins
Amis comptés sur les doigts de la main


Un petit regard en coin
Qui paraît pour le moins
Caché tout au loin
Cherchant du rattachement, le point


Douceur d'un regard
Comme la caresse d'un espoir
Langueur d'un soir
De la tranquillité tout un art...

En manque de tendresse
Recherche les caresses
Stoppe ton vague à l'âme


Et de ton coeur, retire cette lame...
Ne laisse pas la tristesse
Envahir ton âme en détresse...




Spéciale dédicace à un ami dont c'est l'anniversaire aujourd'hui...
Bon anniversaire donc, et un poème rien que pour toi ^^


Note du 1er octobre 2004

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Les aventures d'Anna la gothique 1





Sacre maudit d'une nouvelle année


Une rentrée plus étrange ça n'existe pas... Enfin, au moins, j'ai pu roupiller un peu le matin... étrange pour une créature aimant la nuit, non ? Ça ne m'a pas empêchée d'avoir mes foutus cernes sous les yeux, à passer trois nuits de suite avec un manque de sommeil. J'étais sûre qu'on allait encore me traiter de cadavre ambulant, n'ayant pas pris (volontairement) le soleil cet été !

Bref... Sur le quai de la gare, je reconnais, surprise, une connaissance, la Théâtrale... On a bavassé un peu (juste trois quart d'heure, le temps d'arriver à Juvisy...), théâtre, amis, tout sauf cette Maudite et sa sœur qui m'avaient pourri la vie il y a un an et demi de ça... Pas plus mal, sinon je crois que je serais partie en guerre.

Juvisy-Boulevard Victor, no comment, juste à écouter APC, en écrivant un poème pour mon cousin qui s'est marié fin juillet (Ah que c'était gai cette messe blanche où la plupart des invités n'étaient pas pratiquants... et ceux qui chantaient faux ! Et moi, obligée de m'habiller en citrouille pour l'occasion ! Sacrés (sans mauvais jeux de mots) souvenirs !)... le truc pépère et sans trop de difficultés, juste à se creuser un peu le ciboulot pour être optimiste et joyeuse. La simulation a du bon - sourire - ...

Descendue du RER, à peine un pied en dehors de la gare que je tombe nez à nez avec l'Historien, et vas-y que je te discute. Et voilà qu'un BTS s'incruste dans la conversation, qu'on le connaissait ni d'Adam ni d'Eve, super le type, pour un peu je lui sautais dessus et lui tatouais un pentacle sur l'épaule pour qu'il soit des nôtres...

Une fois ce foutu rapport de stage relié que je m'étais bien gavée dessus, on s'est posé dans la salle, à attendre. Et voilà que Marie Mère de Dieu se pointe et commence à nous déblatérer sur l'amour de Dieu et qu'on devrait se convertir, nous autres athées, sous peine de finir en enfer. Me voilà bondissant de ma chaise en brandissant le pentacle brodé sur mon sac. La Vile Marie recule en poussant un cri. Ouf ! J'ai échappé de peu à un exorcisme !!!

Et à plus de 11h00, enfin les gens daignent se pointer. Et là, horreur, pas un seul des cons et blondasses de l'année précédente n'avaient démissionné. Encore une année entière à devoir se les supporter ! Dieu s'acharne donc sur moi...

Enfin, voilà l'Oiselle Crieuse, la seule déesse que je vénère, Zittoire, Suppôt, le serpent qui a tenté Adam et Eve en personne, Kaâ et enfin, le chef de tous les chefs, le Maître Zombie. Après avoir écouté avec joie les piaillements de la Crieuse, les murmures divins de Zittoire, et les sifflements tentateurs de Kaâ, j'ai subi les assauts humides de Suppôt qui bave toujours autant en montrant son affection - sob - . Le Maître ne m'a pas accordé un regard, et je le lui ai bien rendu en devenant la plus muette des tombes.

J'ai également fait connaissance avec une âme qui, avec le temps, risque de devenir encore plus diabolique que la mienne : la Poivrotte. Sous ses airs minaudeurs, ses cheveux blonds et angéliques, elle cache bien son jeu. Rien à voir avec les blondasses citées plus haut ! J'étais épatée de compter cette nouvelle âme noire parmi les nôtres...

Après le discours interminable de la Mécréante sur ce qui nous attendait cette année (Horreur, mon sabbat sacré du samedi était interrompu par des cours ! Il allait falloir que j'organise une messe noire pour arranger tout ça...), on a enfin pu aller se chercher une pitance... Et là, comble de l'horreur, ma cave favorite où l'on pouvait déguster les meilleures crottes de chauves-souris de la capitale, bondée ! Plus une seule place ! Il a fallu trouver des céréales carbonisées, de la bête morte et du lait tourné (pour remplacer ma pitance favorite citée ci-dessus)... autrement nommé le sandwich jambon beurre. Quelle infamie !

En début d'après-midi, j'ai découvert un poste clef dans la maison d'édition : le secrétaire d'édition*. Il manipule et contrôle tout le monde ! Il ne me reste plus qu'à m'infiltrer dans Gallimard, et invoquer Satan pour contrôler ladite personne... le bordel en résultant risque d'être assez comique à voir.

L'instant hilarant du jour : nous étions sur nos PC en train de nous battre avec nos souris et claviers (sans parler des écrans et unités centrales, autant vous dire que des puces et cartes mères volaient dans tous les sens !)... La Crieuse et moi faisions équipe, et autant vous dire que nous nous en sortions très bien. Sans le faire exprès, j'ai jeté un œil à l'équipe sur notre droite : elle se composait de Marie Mère de Dieu, le Maître Zombie, et la Doyenne (une grande sage se laissant entraîner parfois dans de viles commérages). Et ce que j'ai vu m'a à la fois surprise et amusée : le démon avait pris possession de leur PC et ils avaient perdu tout contrôle sur l'appareil. Il suffisait pourtant simplement de cliquer sur une option expliquée par le prof l'instant précédent. Les voir se débattre avec cette machine nous (Crieuse et moi) a fait devenir rouge tomates, au point que j'ai cru que mes pores allaient exploser sous la pression du sang contenu dans notre épiderme !

Enfin, la journée s'est achevée sur le cours le plus chiant qui soit sur la langue que j'aime le plus après celle que je parle couramment : l'allemand. Il a des consonances gutturales et maléfiques qui lui prédisent un grand avenir dans le monde démoniaque. Je me suis amusée à traduire cette langue aux impies ne comprenant pas un seul mot des sorts que le mage nous servant de prof nous lançait...

En sortant de cette salle magique, j'ai eu une conversation télépathique avec Zelps pour lui demander si je pouvais m'incruster. Ayant obtenu réponse positif, j'ai lancé vers le ciel le plus terrible de mes cris démoniaques, auquel le Maître Zombie est resté sourd.



Sacrée rentrée, que j'en ferais pas deux comme ça,
Sacrée journée qui ne se reproduira pas !




*secrétaire d'édition pour les ignares : personne recevant les manuscrits, les envoyant aux maquettistes, les récupérant et vérifiant qu'il n'y a pas d'erreur, et les envoyant aux imprimeurs. NB : ils organisent les journées des réceptions et envois aux imprimeurs pour éviter les surcharges ou l'absence de manuscrits d'un jour sur l'autre.


Note du 28 septembre 2004

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En équilibre




Elle se tient en équilibre
Au bord du gouffre de la haine
Elle sait qu'elle doit rester zen
Pour garder son âme libre.

Elle ne veut pas perdre
Cette assurance à peine trouvée
Ne plus être cette fille aigre
Qu'elle avait abandonnée

Les nuages assombrissent son coeur
Sur elle s'abat un malheur
Dont elle ne sait si elle pourra l'affronter
Dans la lutte, il faudra s'engager...

... si elle veut rester sereine
Ne plus supporter la peine
D'une âme faisant la girouette
Un dur combat s'annonce, c'est net.

La semaine à venir se révèle dure
Résister pour garder l'âme pure
Mais si le conflit est gagné
Panthère pourra enfin souffler.

Dans le cas contraire
Elle devra se résigner à subir
Des montagnes russes le pire
Sans pouvoir rien y faire.

Tout ça à cause d'une petite phrase
Qui l'a désynchronisée de sa phase
D'un calme absolu et posé
Le sort sur elle s'est acharné.

Il faut trouver la solution
A cette blessure constamment réouverte
Qui chaque fois remet tout en question
Lui faisant subir de lourdes pertes.

Qui trouvera le sucre ou les vers
Pour la refermer définitivement
Qui aura les mots ou les vers
Pour qu'elle trouve l'apaisement ?


Note du 26 septembre 2004

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Nouvelle âme couleur ambre




Peu à peu se dénuder
Jusqu'à révéler
Le félin qui est en elle
Et se découvrir comme tel.

Prendre de l'assurance
Ne plus subir la transe
Imposée par l'avis des autres
Panthère est son propre apôtre.

Se réveiller après un long sommeil
Torpeur ankylosant les membres
Corps engourdi, léthargie vermeille
Rêves d'une couleur ambre...

Elle entre en harmonie
Avec son moi profond
C'aura été très long
Elle a banni la Honnie.

Prendre conscience de ce monde
Ecouter la rumeur des ondes
Se laisser bercer par le rythme de la vie
Ne plus se laisser mener par de trompeuses envies.

De ses démons elle a triomphé
Grâce au déclic salvateur
Définitivement ancrée dans la réalité
Ame en paix, plus de pleurs...


Note du 25 septembre 2004

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Hommage à...




Petite dédicace à DeathIDO qui a réécrit ce poème (quelques jours avant sa fin) en pensant à une Panthère désemparée et désespérée à l'idée qu'elle pouvait perdre son Pingouin... Merchi ^^



De câlins en caresses
C'est à lui qu'elle s'adresse
Pour confier cette erreur
Qui pourrit son bonheur.

Dans un doux corps à corps
Elle pense très fort
A ces mots de douleur
Qui lui font si peur.

Elle a décidé de tout dire
Pour ne plus se détruire
Parce qu'elle l'aime vraiment
D'un amour transcendant.

Dans ces draps de soie
Où elle se livre à toi
Où corps et âme s'enflamment
Elle sera ta femme...



Note du 25 septembre 2004

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Pluie de bonheur




Un arc en ciel de grenouilles
Est tombé sur son coeur
Ce sont des larmes de bonheur
Qui roulent sur sa bouille

Plus un seul mensonge
N'habite ses pensées
Plus rien ne la ronge
Plus rien à cacher...

Sa force perdue est retrouvée
Sa confiance en elle, restaurée
Son amour pour lui, amplifié
Et son sourire, par cent multiplié.

L'oiseau bleu a retrouvé
Le chemin de son coeur
Il est envahi de belles fleurs
Et de cailloux blancs parsemé.

Plus rien ne peut l'atteindre
Emmerdeurs, aller vous faire peindre
En vert fluo, de préférence
De la tête aux pieds, et à outrance.

Elle a trouvé la zen attitude
Redécouvert la plénitude
Sa vie, enfin s'équilibre
De tous ses problèmes elle est libre.

Calme et joie retrouvés
Trois personnes à remercier...
Spéciale dédicace à trois personnes
Qui avec Panthère ont été si bonnes :

A ma Mouette si chouette
A un poète on ne peut plus esthète
A mon Pingouin bohème que (très fort !) j'aime...


Merci.


Note du 19 septembre 2004

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Bombie le zombie




Bombie est un zombie
Ca l'embête parce que
Il est très malheureux
De voir ses chairs pourries.

Bombie est vraiment stupide
Son cerveau mort est liquide
Il ne sait pas ce que c'est d'aimer
De rire, d'apprécier, de penser...

Bombie ne sait que haïr
La vie des autres, pourrir
Et n'a qu'un seul désir
Trouver un quelconque plaisir

De bêtise, il bave
On aurait presque pitié de lui
Au fond, ce n'est pas bien grave
Ses talents sont assez réduits...

Créature asociale,
Au teint pour toujours pâle
Pourquoi ne pas retourner dans ta tombe
Solitaire, à retardement, bombe...

Bombie le zombie est triste
Sa condition le rend pessimiste
Il aimerait trouver une compagne
Autant dire que c'est le bagne...

Alors Bombie le zombie devient hargneux
SA colère le rend dangereux
Aveuglé par sa colère il détruit
Tout ce qui se trouve autour de lui...

Amis comme ennemis, tout y passe
Après son passage, bons pour la casse...
Aussi Panthère se permet-elle un bon conseil :

Ne soyez jamais ami
Avec Bombie le zombie
Si vous ne voulez pas subir une vengeance pareille...


Note du 17 septembre 2004

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Rêve d'un poisson panthère




Poisson panthère
A enfermé dans un bocal
(Ah, quel enfer !)
Le vilain chat, c'était vital !

Il ne pourra plus en sortir
Il y restera jusqu'à en pourrir
De lui il ne restera plus que les os
Ses sales projets tombent à l'eau.

Elle n'y croyait plus et pourtant
Elle a réalisé ce rêve latent
Dans la boîte de Pandore, ses problèmes
Totalement enfermés, un emblème...

Le poisson panthère s'est secoué
Et de ses écailles est tombé
Toute cette noirceur, il a compris
D'où lui venaient tous ses soucis.

Couper le mal à la racine
N'a pas été facile mais...
Empalée, la tumeur maligne
Le résultat lui plaît.

Les poils noirs de la Panthère
Brillent d'un éclat nouveau
Elle est finie, cette galère
Prête à vivre des jours plus beaux.

Du chat la blancheur
Las ! Eclat trompeur
Ca n'était que pour mieux dissimuler la noirceur
De son âme, de ses désirs d'horreur...

Place à la tendresse !
Laisse cette ivresse
Te conquérir et t'envahir
Quitte à mourir de plaisir...


Note du 17 septembre 2004

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Ame en charpie




Savez-vous ce que c'est, cette impression d'être entouré(e) de choses douloureuses à supporter ? De choses en suspension, alors que vous préféreriez qu'elles soient stables ? Des sentiments, par exemple.
En ce moment, j'ai vraiment l'impression d'être à la place de ce garçon dans cette baignoire pleine d'armes coupantes... et de voir mon sang partir par milles et une coupures. A ceci près que ce n'est pas de mon sang que je parle, mais de mon âme....



Plongée en pleine baignoire
Remplie à ras bord d'armes coupantes
Il n'y a plus un seul espoir
Il ne reste plus qu'à attendre la déferlante

Pourquoi encore s'obstiner à croire
Alors qu'il n'y a plus que du désespoir ?
Aujourd'hui elle a l'âme en charpie
Cette fois c'est bel et bien fini...

Il n'y a rien de plus ridicule que d'espérer
Alors qu'on se prend des coups de tous les côtés
S'il n'y avait encore et toujours cette naïveté
Qui chaque fois essaie de tout sauver...

Panthère n'a plus envie de croire
Qu'il n'y a pas que de lugubres soirs
Dans son âme, dans sa vie
Oublié, le sens du mot joli...

Oublié ces beaux souvenirs
Sans espoirs, son avenir
Son coeur, rempli de soupirs
Dans son âme, plus aucun désir...



Capri, c'est fini...
Ainsi va la vie.


Note du 15 septembre 2004

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Réquisitoire contre la fumée




La fumée tue un tas de gens
Plus sûrement et lentement
Que ne le ferait une arme à feu
Franchement, n'est-ce pas malheureux

Que malgré tout ces avertissements
Toutes ces personnes continuent inexorablement
A se pourrir les lèvres, les poumons
Et ce pour une seule et bonne raison ?

A savoir, un plaisir fugitif et renouvelé
Et qui bousille toutes ces artères trachées
Faut-il être totalement stupide
Pour donner sa vie à un danger aussi limpide ?

Cette salope a même conquis le cœur
De son bien-aimé, quel malheur...
Combien de temps avant
Qu'il devienne dépendant ?

La lucidité ne suffit pas pour éviter
Un aussi fallacieux soit-il danger
Pour pouvoir ne jamais y tomber
Il faudrait ne jamais y avoir goûté...

Panthère ne croit pas qu'il vaille le coup
De se laisser tenter par un plaisir
De se laisser soudoyer par un désir
Si l'on risque la mort tout au bout.

La Panthère tient à rappeler
Qu'elle ne veut pas de fumée
Qu'elle ne veut pas partager
Avec cette femme fatale son aimé...

Panthère espère pour son oiseau
Que ce plaisir ne deviendra pas
Une habitude, car elle ne sera plus là
Pour voir à quel point cela lui fera bobo...


Note du 13 septembre 2004

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